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[i553]
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DE LA VILLE DE PARIS.
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avons bien voullu advertir par ce que nous ne doub-tons que chacun jour l'on ne face plusieurs plainttes sur nous à cause desdites taxes, combien que nous soyons du tout innocent et que nous soyons assez empeschez à contenter ung chascun au moings mal qu'il nous est possible. H seroit bien mal aisé de vous escripre de la difficulté en laquelle nous sommes en matiere de recouvrer deniers. Si la peste et mortalité se mect parmy, comme les choses y sont
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bien disposées, nous serons encores plus fort empeschez.
Monseigneur ,
"Nous prirons Nostre Createur qu'il vous doint sa grace et en santé bonne vie et longue.
"De Paris, le iiii" jour d'Aoust m vc lui.
"Voz trés humbles serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris O!,"
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CCCXLVIII. — Lettres à Monseigneur l'Admiral.
4 août 1553. (B fol. 189 v°-)(s)
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Monseigneur, " Nous avons receu vostre lettre escripte au camp près Amyens, le xxix° jour du mois de Juillet dernier passé'3), par laquelle nous deplaistgrandement que nous ne pouvons tirer ni aprendre autre chose sinon ung mal contentement que vous avez de nous parles subjections que l'on vous a faictes, combien que en tout et partout nous ayons faict tout au mieulx qu'il nous a esté possible et que nous soyons en grande peine de contenter et appaiser ceux de ceste ville qui crient incessamment après nous de ce qui a esté faict, jusques à present où nous sommes, à recommencer non par nostre faulte, mais par ceulx qui nous chargent pour eulx descharger.
"L'on verra non seulement par noz Registres, mais par la verité qui est invincible, le debvoir auquel nous nous sommes mis; et nous défendrons, tant par escript quc par évidence de faict, de ce dont l'on nous vouldra accuser. Nous ne pouvons estre blamez de communiquer noz affaires au Conseil de la Ville, qui a esté creé pour cest effect et sans lequel nous ne pourrions rien faire ne ordonner aux affaires d'importance; et si nous avions faict le contraire, nous en serions reprins.
«Si le sr de Marivaulx s'est plainct de nous, il a merveilleusement grand tort; et esperons vous le faire, entendre quelque foys par le menu, et luy mesmes le congnoistra le premier; et ne faisons doubte que les choses par vous entendues à la verité, le prendrez beaucoup de meilleure part que l'on ne vous a voullu faire entendre. Et si ainsy estoit que l'on voulust parseverer en ce qu'il a ja fort bien en-
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commencé, qui est de nous voulloir tenir en vostre malle grace à tort, sans cause et contre raison, ct de nous charger perpetuellement de collaire et de mauvais propos sans l'avoir merité, sans avoir offensé, mesprins ny delinqué, nous supplirions trés, humblement [au Roy Nostre Seigneur] nous vouloir descharger de noz charges et de soy contenter de si petit service que nous luy avons peu faire qui ne pourroit estre tel que nous luy debvons, car nous ne pourrions pas durer avec personnes estans si mal affectés envers nous et ayans ceste ferme volunté de vous faire trouver mauvais tout ce que nous faisons.
k II vous plaira nous pardonner ceste longue lettre et si par icelle nous vous faisons noz doleances qui vous pourront interrompre voz plus grandes occupations, car il nous a semblé qu'il estoit raisonnable que nous vous fassions plaintes du tort que nous pensons nous estre faict par ceux à qui n'avons donné occasion quelconque de ce faire, sinon que l'on voulsist dire que c'est mal faict à nous de co-municquer les affaires de ceste Ville au Conseil d'icelle et de voulloir faire les choses en telle secrète que l'on nç nous puisse aucune chose imputer à l'advenir.
Monseigneur,
"Nous prirons Nostre Createur vous donner sa grace et en santé bonne vie et longue.
"De Paris, ce 1111e jour d'Aoust m v° lui.
"Voz trés humbles serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris."
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(|) A partir d'ici, nombre de documents insérés au Registre R sont entachés d'erreurs de date, dont nous avons opéré la rectification après un examen attentif du contexte. Chacun de ces documents, ainsi rétabli en son ordre chronologique, porte d'ailleurs en note l'indication de la place qu'il occupe dans le Registre, suivant la date plus ou moins erronée qui lui a été de prime abord assignée par l'inattention du scribe.
<2) Au Registre, ces Lettres sont placées entre nos articles CCCLV et CCCLX.
'3) Ces lettres n'ont pas été transcrites aux Registres.
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